Fonds Africa50 : un nouveau moteur de financement en marche

Le Fonds Africa50, une réponse aux besoins en infrastructures du continent, augmente son capital grâce à l’adhésion de deux nouvelles banques centrales.

Créé sous la houlette des chefs d’Etats africains en 2012, le Fonds Africa50 a tenu sa première assemblée générale, jeudi 21 juillet 2016 à Casablanca, son siège, et compte désormais parmi ses piliers financiers la banque centrale marocaine Bank Al-Maghrib et la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Elles contribueront chacune, respectivement à hauteur de 5 millions et 20 millions de dollars. Ce qui porte à ce jour le budget de cette institution à 830 milliards de dollars et, à vingt-cinq (25) le nombre d’actionnaires. L’ordre du jour de cette assemblée était axé sur l’examen des activités de l’année 2015, l’examen et l’approbation des Etats financiers clôturés en fin 2015 et une nouvelle augmentation du capital. Au cours de cette rencontre, il a été question de faire un bilan des premiers mois d’activités. Par ailleurs la feuille de route de 2016 se poursuit, avec la levée de fonds et l’engagement à court terme des premiers investissements dans des projets d’infrastructures.


Une solution africaine aux problèmes d’infrastructures

Lancé en Juillet 2015 et dirigé par Alain EBOBISSE qui espère atteindre le milliard d’ici la fin de l’année, Africa50 est un fonds spécialisé dans le développement et le financement des projets d’infrastructures dans le continent. Il répond à la volonté commune des présidents africains de hisser haut le secteur des infrastructures par une union financière. Le Fonds a pour mission d’accélérer le rythme de réalisation des infrastructures en Afrique. La déclaration commune des chefs d’Etat africains sur le programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA en anglais) a donné naissance, sous proposition de la Banque Africaine de développement à ce nouveau moteur de financement des infrastructures en Afrique, qui comptait jusque-là 22 pays africains actionnaires dont le Bénin, le Cameroun, Djibouti, l’Egypte, le Ghana, le Maroc, le Nigéria, le Sénégal, le Togo… Africa50 s’organise autour de deux entités juridiques : une pour le financement des projets et une autre pour le développement des projets d’infrastructures. Penser le futur par des infrastructures de qualité nées d’un financement typiquement africain, tel est le défi que compte relever Africa50 qui devra combler un déficit de 45 milliards de dollars pour que toute l’Afrique bénéficie de ses

opérations.

E.Marame FAYE

Alain EBOBISSE, Président du Fonds

Alain EBOBISSE, Président du Fonds

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