Sénégal : Le TER comme réponse aux nécessités urbaines

Cérémonie de lancement du TER ar Macky Sall

Les travaux de la première phase du Train Express Régional (TER) ont été lancés mercredi 14 décembre par le président Macky Sall. Ce joyau d’une triple nécessité, répond selon le Chef de l’État, aux besoins urgents d’une métropole dakaroise en pleine expansion.


Un TER pour soutenir l'activité économique régionale

Trois millions d’habitants (soit environ le quart de la population globale), quarante mille nouvelles immatriculations par an, 66% de l’activité économique nationale, deux millions de déplacements effectués chaque jour par les transports en commun, comme bon nombre de ses sœurs africaines, Dakar n’échappe pas aux mutations de la mobilité des personnes dans les grandes agglomérations.


Face à cette situation, le TER se pose comme garant de la facilitation des déplacements, gage d’une activité économique plus soutenue. En complément de l’autoroute à péage, cette infrastructure répondra, à trois défis principaux, selon Macky Sall. Il s’agit du désengorgement de Dakar, de la mise en service prochaine de l’aéroport international Blaise Diagne et de l’urbanisation de Diamniadio. Car ajoute-t-il, "cette ville carrefour doit éviter le piège d’une modernité mal conçue."


Prévu pour desservir 14 destinations en 45 minutes, le TER a une capacité de 115 000 passagers pour 500 places par rame de 1ère et 2ème classe.

Les travaux de construction, pilotés par le groupe français Engie en partenariat avec Thalès, représentent un financement global de 568 Milliards de FCfa. En plus du gouvernement sénégalais, la Banque africaine de développement y contribue pour 120 milliards, la Banque islamique de développement pour 197 milliards déjà approuvés et la France pour 135 Milliards à travers l’Agence française de développement.


Transfert de technologie


Par ailleurs, Le TER va générer 10 000 emplois directs et indirects. « Je me félicite que les entreprises sénégalaises y prennent part, non pas en sous-traitance, mais en groupement », s’est écrié le président Macky Sall. Un centre de formation dédié à la mobilité urbaine devrait également voir le jour pour perfectionner les ressources humaines nécessaires au renouveau du chemin de fer au Sénégal. Notamment, la ligne ferroviaire Dakar- Bamako, économiquement rentable et intégrateur aux yeux du Chef de L’État. La première phase des travaux du TER vont durer 26 mois.


C. Farid Akélé


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