La guerre des cimentiers au Sénégal : Sococim, Ciment du sahel, Dangote

Le marché du ciment sénégalais est de plus en plus gagné par une féroce concurrence. En effet, l’offre étant supérieure à la demande nationale, nous assistons à une production excédentaire des différentes entités opérant dans ce secteur.


©Apix


Bien que cette situation profite aux consommateurs à travers la tarification, elle n’est pas sans conséquences au niveau des acteurs qui craignent pour leur avenir. En plus du fait que le marché sénégalais n’arrive plus à absorber la surcapacité du ciment, l’arrivée du géant nigérian Dangote, n’est pas passée inaperçue. Avec la commercialisation de ses produits à des prix très attractifs, le nouveau venu a enclenché une rude guerre des cimentiers. Affaire devenue étatique.



Il y a quelques années, l’approvisionnement du marché sénégalais en ciment subissait une pénurie, parce que la forte demande ne pouvait être satisfaite par la seule cimenterie existante à l’époque sur le territoire : Sococim Industries, acteur historique en Afrique de l’ouest, adossé au groupe international Vicat.


Mais fut un moment où la situation inverse se produisit. D’abord par la venue d’un deuxième acteur, Ciments du Sahel, qui a considérablement contribué à augmenter la production nationale conduisant à l’effet de saturation du marché. Comme si cela ne suffisait pas, l’introduction d’une troisième cimenterie, Dangote, vint créer plus de tensions.

Après une longue et houleuse bataille judiciaire menée à cause de l’environnement dans lequel ils ont basculé, Sococim Industries, ainsi que les deux autres cimenteries, se tournent vers d’autres débouchés pour écouler leur surproduction.

Sur le sol sénégalais, la guerre se fait ressentir à travers la qualité et le cout du ciment au plus grand plaisir des consommateurs, une vraie bataille d’usure, qui pour l’heure, n’a pas encore livré tous ses secrets.




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