Au Salon international de la construction, les futurs professionnels s’aguerrissent

Ils sont jeunes et passionnés du secteur des BTP. Venus d’horizon divers, ils ont profité du Salon international de la construction, de la finition et de l’infrastructure de l’Afrique de l’Ouest (SENCON) – ouvert du 22 au 25 février dernier – pour en apprendre davantage sur ce secteur pour lequel ils nourrissent tant d’ambitions.


Les étudiants de l'école polytechnique de Thiès

C’est l’attroupement au stand de MSILAB, une des nombreuses entreprises de géotechnique présentes à la deuxième édition du SENCON. L’ingénieur Latyr Sambe a à peine le temps d’ouvrir la bouche qu’il est à nouveau interpellé. Devant lui, un groupe de jeunes gens tous de blancs vêtus. Des interlocuteurs particuliers qui ne se lassent guère de l'assaillir de questions.


Les minutes s’égrènent, le scénario se poursuit. « Vous êtes combien d’entreprises de géotechnique au Sénégal ? », lui lance Salmane Fofana la vingtaine, carnet de notes et stylo à la main sous le regard inquisiteur de ses camarades. A ses côtés, un autre joue le cameraman de circonstance. Pour ces étudiants de l’Ecole Supérieure d’ingénierie (Sup Ingénierie) de Dakar, le SENCON est une occasion de s’enrichir au contact de professionnels du BTP.


« Personnellement, je ne connaissais pas le Cereeq (NDLR, laboratoire nationale de géotechnique) », révèle Fallou Mbacké Ngom étudiant en géomatique, licence 1. Il ajoute avoir beaucoup appris sur les rouages de l’étude de sol au Sénégal après deux jours de visite au SENCON. Son compère Amadou Bileye venu de l’école polytechnique de Thiès abonde dans le même sens: « Moi je ne savais pas qu’il existe du ciment à base de Silex ».


Dépêché par leurs écoles respectives à l’occasion de cet événement rare que constitue le SENCON, ils ont concocté eux-mêmes leurs questions. Selon Salmane Fofana, ces prises de contact permettent d’avoir un aperçu du secteur de la géomatique, de l’ingénierie, etc., et de renforcer les connaissances acquises en classe. Pour ce faire, aucune question n’est « bête », fait-il remarquer devant des professionnels surpris par la curiosité de ces jeunes pousses.

« Ils sont avides de connaissance et c’est tant mieux pour la future génération qui doit prendre le relais », s’enthousiasme cet autre responsable d’un stand de fabrication de matériaux de construction. A la question de savoir s’il serait possible d’accueillir ces apprenants pour des stages pratiques en entreprise, ce dernier lâche, amusé : « ils en déjà autant demandé en une demi-heure que durant tout un stage ». L’assistance pouffe de rire.


C. Farid Akélé

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