Le Conseil municipal de Tambacounda veut activer le lotissement des quartiers périphériques

Pour faire face à la question de litige foncière, le maire de Tambacounda Mame Balla Lô et son l’équipe se sont penchés sur la question du lotissement des quartiers périphériques de la ville, jeudi dernier. C’était lors de leur traditionnel débat d’orientation.

Situé à 467 km de Dakar, la plus grande ville du Sénégal oriental, Tambacounda connait d’énormes problèmes fonciers. « Il y a trop de problèmes fonciers ; il faut qu’on trouve là où se situe le blocage », a déclaré Samba Kanté, conseiller municipal. Son collègue Djiby Lambal décrit la situation actuelle de la ville: « les zones habitées et non encore loties, sont laissées en l’état, alors que celles qui ne sont pas habitées, ont fait l’objet de lotissement ». L’ambiance était électrique dans la salle de réunion de la mairie.

En commentant le rapport introductif de la mairie, le conseiller Lamarana Bâ souligne la nécessité d’un plan d'aménagement du territoire pour résoudre certains litiges et donner des parcelles à usage d’habitation aux citoyens qui en demandent.


« En lotissant juste pour lotir, on crée des problèmes sans que les terrains ne soient occupés », avertit Cissao Mané. Le conseiller a interpellé les élus locaux sur l’importance de viabiliser les parcelles qui seront lotis. « Si vous ne mettez pas de l’eau et de l’électricité personne ne va y habiter », prévient-il. Le bureau municipal a estimé qu’avant la fin de l’année, au moins les listes pour le lotissement de Saré Guilèle seront publiées et que « des lotissements complémentaires suivront pour gérer les cas litigieux ». Le maire Mame Balla Lô relève qu’en raison de la délicatesse du problème, il ferait l’objet d’une étude minutieuse, avant toute mesure. Dans le plan d’organisation de l’institution municipale, il est prévu un plan de développement de la commune (PDC) et l’élaboration d’un manuel de procédure. Le bitumage de certains tronçons de la ville, la construction de deux cases des tout-petits de Diallobougou et Kothiarinding, d’un bâtiment pour l’état-civil, la clôture du cimetière de Dayibatou ont été évoqués lors de la réunion. Après une appréciation collective des efforts en matière d’éclairage public sur les grandes artères, le conseil a décidé que les quartiers seront désormais intégrés. Cela a poussé l'assistance à mettre l’accent sur le solaire qui « doit devenir la règle et le courant électrique, l’exception » aux dires de la conseillère Maguette Mbow Lô.

Miguel Godonou

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