Pour Deloitte, la dynamique infrastructurelle de l’Afrique bat de l’aile

A travers sa dernière étude, le cabinet d’audit international Deloitte pointe du doigt une dynamique infrastructurelle peu soutenue sur le contient, en raison de multiples contingences.


Chantier en Ethiopie (Photo : la-croix.com)

Les dernières tendances en matière d’infrastructures sur le continent africain ne sont guerre spectaculaires. C’est Deloitte qui le relève dans son dernier rapport sur les infrastructures. Selon les chiffres du cabinent international d’audit, le nombre de projets BTP a connu une baisse de 5% entre 2015 et 2016, passant de 301 à 286.


Cette perte de vitesse, Deloitte l'attribue aux pressions exercées sur le modèle économique africain par le « contexte macroéconomique mondial morose » qui prévaut actuellement, conjugué au « recul de son partenaire commercial chinois ».


Toutefois, la région ouest africaine tire son épingle du jeu. Selon Deloitte, elle abrite 92 projets, pour un coût cumulé de 120 milliards de dollars. Il s'agit, peut-on lire dans le rapport, « de l'investissement le plus important à l'échelle continentale ». Le Nigéria illustre cette embellie avec 38 projets en cours de réalisation, soit 4 de moins que l’Afrique du Sud, champion du domaine sur le contient.


Deloitte met également exergue la bonne activité de l’Afrique du nord avec une augmentation de 44,8 %, pour un coût total en hausse de 195 %. La recrudescence de confiance dans la région dont l'instabilité politique s'est résorbée, explique ces bons chiffres, à en croire les auteurs du rapport.


Par ailleurs, trois secteurs d'activités représentent les moteurs de croissance des infrastructures. Ils mobilisent à eux seuls 220 projets, soit 78 % des projets du continent. Il y a d’abord les transports, plus grand bénéficiaire des investissements. L'immobilier et l’énergie complètent le tableau avec respectivement 22 et 21% des projets.


C. Farid Akélé

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